- Réseau : à Rome, les transports en commun sont gérés par ATAC (3 lignes de métro A, B et C, environ 350 lignes de bus, 6 lignes de tramway).
- Billet de base : le BIT coûte 1,50 € et vaut 100 minutes, avec un seul passage en métro.
- Forfaits touristes (grille en vigueur depuis juillet 2025) : 24 h à 8,50 €, 48 h à 15 €, 72 h à 22 €, carte hebdomadaire CIS à 29 €.
- Paiement : carte bancaire sans contact acceptée au métro et dans la plupart des bus.
Pour se déplacer à Rome sans perdre de temps, le plus efficace reste de combiner le métro pour les longues distances, le bus et le tramway pour le centre historique, et la marche pour le reste. Un seul billet, le BIT à 1,50 €, donne accès à tout le réseau urbain pendant 100 minutes. Si vous prévoyez plus de cinq trajets par jour, un forfait 24, 48 ou 72 heures sera plus avantageux. Le guide qui suit détaille les lignes utiles, les tarifs de 2026, les bons réflexes pour valider et les pièges qui coûtent cher aux visiteurs.
Comment fonctionne le réseau de transport en commun à Rome
Le transport public à Rome repose sur un opérateur principal, l’ATAC, qui exploite le métro, les bus, les tramways et trois petites lignes ferroviaires de banlieue (Roma Lido, Roma Viterbo et Termini Centocelle). Les trains régionaux de Trenitalia, notés FL, et les cars interurbains Cotral complètent l’offre vers l’extérieur de la ville. Tous ces modes sont intégrés dans le système tarifaire Metrebus : un même titre ATAC vaut donc dans le métro comme dans le bus, et même sur les trains régionaux tant que vous restez dans les limites de la commune.
Ce qui surprend souvent en arrivant, c’est la place modeste du métro. Le sous-sol romain regorge de vestiges, ce qui a ralenti les chantiers pendant des décennies. Résultat : le centre historique, entre la place Navone, le Panthéon et le Campo de’ Fiori, n’a pratiquement aucune station. C’est là que les bus prennent tout leur intérêt.
Métro de Rome : les trois lignes et les stations à connaître
Le métro romain se résume à trois lignes, faciles à mémoriser :
- Ligne A (orange) : de Battistini à Anagnina. C’est la ligne des visiteurs, avec Ottaviano pour le Vatican, Spagna pour la place d’Espagne, Flaminio pour la place du Peuple, Repubblica et Termini.
- Ligne B (bleue) : de Laurentina et Jonio à Rebibbia. Elle dessert le Colisée (station Colosseo), le Circo Massimo, Piramide pour le quartier d’Ostiense et la correspondance avec le train vers Ostia Antica.
- Ligne C (verte) : partie de Monte Compatri Pantano, à l’est, elle a été prolongée vers le centre et atteint désormais le secteur du Colisée, où elle croise la ligne B. Elle reste surtout utile pour les quartiers résidentiels de l’est.
Les lignes A et B se croisent à Termini, la gare centrale, qui sert de pivot à presque tous les itinéraires. Les rames passent toutes les 3 à 6 minutes en journée. Le service commence vers 5 h 30 et s’arrête vers 23 h 30, avec un prolongement jusqu’à environ 1 h 30 le vendredi et le samedi soir.
Bus à Rome : le moyen le plus complet pour se déplacer dans le centre
Avec près de 350 lignes et plus de 8 000 arrêts, le bus à Rome couvre ce que le métro ne peut pas atteindre. Il a mauvaise réputation pour sa ponctualité, et ce n’est pas totalement injustifié aux heures de pointe, mais certaines lignes rendent de vrais services aux visiteurs :
| Ligne | Trajet utile | Pour quoi faire |
|---|---|---|
| 40 (express) | Termini, piazza Venezia, Largo Argentina, Castel Sant’Angelo | Rejoindre le Vatican depuis la gare avec peu d’arrêts |
| 64 | Termini, via Nazionale, Largo Argentina, San Pietro | Même axe, plus d’arrêts (et réputé pour les pickpockets) |
| H | Termini, piazza Venezia, Trastevere | Rejoindre rapidement le Trastevere |
| 75 | Termini, Colisée, Circo Massimo, Aventin | Relier les sites antiques sans changer |
| Minibus 116 | Ruelles autour du Campo de’ Fiori et de la via Giulia | Circuler là où les grands bus ne passent pas |
| 118 | Colisée, thermes de Caracalla, via Appia Antica | Aller voir les catacombes |
Le numéro des lignes et la liste des arrêts figurent sur chaque poteau. On monte en général par l’avant ou l’arrière, on descend par le milieu, et il faut appuyer sur le bouton fermata prenotata pour demander l’arrêt. Les lignes de nuit portent la lettre N (n1, n2, etc.) et circulent à peu près toutes les 30 minutes une fois le métro fermé.
Les numéros et itinéraires évoluent au gré des travaux. Avant de partir, vérifiez le trajet du jour dans l’application officielle de Roma Mobilità ou sur Google Maps, qui intègre les horaires en temps réel.
Tramway romain : six lignes pour les quartiers hors du centre
Le tramway est moins connu des touristes, mais la ligne 8 mérite le détour : elle relie piazza Venezia au cœur du Trastevere puis continue vers Monteverde. La ligne 2 dessert le quartier Flaminio et l’Auditorium, tandis que les lignes 3 et 19 contournent le centre par le nord et l’est. Les tramways acceptent les mêmes titres que les bus.
Ticket métro Rome et forfaits : les tarifs 2026
La grille tarifaire des titres touristiques a été revue à la hausse le 1er juillet 2025, à l’approche du Jubilé. Le billet simple, lui, est resté à 1,50 €. Une hausse à 2 € a été évoquée par la Ville pour 2026 dans le plan industriel d’ATAC, mais elle dépend d’une validation par la Région Latium : contrôlez le prix affiché sur le site d’ATAC ou au distributeur juste avant votre départ.
| Titre | Prix | Validité | Bon choix si… |
|---|---|---|---|
| BIT (billet intégré à temps) | 1,50 € | 100 minutes, une seule entrée en métro | vous faites moins de 5 trajets par jour |
| Roma 24H | 8,50 € | 24 h à partir de la première validation | vous prévoyez une journée très chargée |
| Roma 48H | 15 € | 48 h | vous restez un long week-end |
| Roma 72H | 22 € | 72 h | vous enchaînez sites éloignés et quartiers |
| CIS (carte intégrée hebdomadaire) | 29 € | 7 jours, jusqu’à minuit du septième jour | vous séjournez une semaine |
Le calcul est simple : à 1,50 € le trajet, le Roma 24H devient rentable à partir du sixième déplacement dans la journée. Pour un couple qui marche beaucoup entre le Panthéon, la fontaine de Trevi et la place Navone, quelques BIT suffisent souvent. Les enfants de moins de 10 ans accompagnés voyagent gratuitement.
Le Roma Pass, vendu par la municipalité, combine un titre de transport illimité sur 48 ou 72 heures avec une ou deux entrées gratuites dans des musées. Il n’est intéressant que si vous comptez vraiment visiter les sites inclus, car son prix dépasse nettement celui d’un forfait transport seul.
Où acheter sa carte transport à Rome et comment valider
Plusieurs solutions coexistent, et aucune n’impose de passer par un guichet :
- Le paiement sans contact (Tap&Go) : présentez directement votre carte bancaire ou votre téléphone au tourniquet du métro ou au valideur du bus. Le prix d’un BIT est débité, et les validations suivantes dans les 100 minutes sont couvertes. C’est la méthode la plus simple pour un court séjour.
- Les distributeurs automatiques : présents dans toutes les stations de métro et à certains arrêts importants, ils parlent français et acceptent espèces et cartes.
- Les bureaux de tabac et kiosques à journaux : repérez le panneau bleu avec un grand T. C’est la meilleure option pour les forfaits papier si vous logez loin d’une station.
- Les applications : MooneyGo, myCicero ou Tabnet vendent des titres dématérialisés, à activer avant de monter.
Un titre non validé est considéré comme un titre absent. Dans le bus, un billet papier se composte dans la machine jaune dès la montée. Les forfaits 24, 48 et 72 heures ne se valident qu’une fois, lors du premier trajet, mais il faut ensuite les passer dans le valideur à chaque montée pour être en règle lors d’un contrôle. Avec le sans contact, utilisez toujours la même carte ou le même téléphone : un contrôleur vérifie votre passage en lisant ce support précis.
Transports Rome depuis et vers les aéroports
L’arrivée est souvent le premier casse-tête du voyage. Depuis Fiumicino, le Leonardo Express rejoint Termini sans arrêt en 32 minutes environ, pour 14 €. Le train régional FL1, à 8 €, est plus lent mais dessert Trastevere, Ostiense et Tiburtina, pratique si vous logez dans ces quartiers. Plusieurs compagnies de navettes routières relient aussi les deux aéroports à Termini pour quelques euros, avec un temps de trajet qui dépend fortement de la circulation.
Ciampino, utilisé par de nombreuses compagnies à bas prix, n’a pas de liaison ferroviaire directe. Il faut prendre une navette vers Termini ou un bus jusqu’à la gare de Ciampino, puis un train régional. Ces trajets aéroport ne sont pas couverts par le BIT (sauf le bus ATAC vers la station de métro Anagnina) : prévoyez donc un billet spécifique. Pour qui compare plusieurs capitales avant de réserver, notre dossier Voyage pas cher en Europe donne des repères de budget utiles, transports compris.
Comment se déplacer à Rome selon votre programme
Le bon moyen de transport dépend surtout de l’endroit où vous dormez et de ce que vous voulez voir. Voici les cas les plus courants.
Vous logez près de Termini. Vous êtes au carrefour des deux lignes principales et des bus 40, 64, 75 et H. Le métro vous mène au Vatican et au Colisée en une dizaine de minutes, le reste se fait à pied ou en bus.
Vous logez dans le centre historique. Gardez l’argent du forfait : entre le Panthéon, la place d’Espagne et le Campo de’ Fiori, tout se rejoint à pied en 10 à 20 minutes. Un ou deux BIT par jour pour le Vatican ou le Trastevere suffisent généralement.
Vous voyagez avec des enfants ou une personne à mobilité réduite. Les lignes B et C sont mieux équipées en ascenseurs que la ligne A, dont certaines stations historiques restent difficiles d’accès. Les bus récents sont à plancher bas avec rampe, et le tramway 8 est entièrement accessible. Consultez l’état des ascenseurs sur le site d’ATAC avant de choisir votre station.
Vous prévoyez une excursion. Ostia Antica se rejoint avec la ligne Roma Lido depuis Piramide, avec un simple BIT. Pour Tivoli ou les Castelli Romani, il faut un billet régional Cotral ou Trenitalia. Et si votre voyage se prolonge dans le nord de l’Italie, notre guide sur Padoue vous aidera à organiser une étape facile à rejoindre en train depuis Rome. Certains voyageurs poussent même jusqu’aux Balkans : l’itinéraire Italie Albanie par ferry depuis les Pouilles se combine bien avec un séjour romain.
Les erreurs qui coûtent cher dans les transports romains
La plupart des mauvaises surprises viennent de quelques réflexes français qui ne fonctionnent pas à Rome.
- Oublier de valider dans le bus. Avoir acheté son billet ne suffit pas. L’amende pour défaut de titre dépasse 50 € si elle est payée rapidement et peut dépasser 100 € sinon. Les contrôleurs ne font pas d’exception pour les touristes.
- Ressortir du métro avec un BIT. Le billet de 100 minutes ne permet qu’une seule entrée dans le réseau souterrain, même si le temps n’est pas écoulé.
- Mélanger deux cartes en sans contact. Payer avec la carte d’un conjoint puis présenter la sienne au contrôle revient à voyager sans titre.
- Négliger les grèves. Les scioperi sont fréquents, souvent le vendredi. Des tranches horaires garanties existent (en général jusqu’à 8 h 30 et entre 17 h et 20 h), mais le reste de la journée peut être perturbé. La logique est proche de celle décrite dans notre article Grève SNCF et RATP : anticiper, consulter les annonces la veille et prévoir un plan à pied.
- Baisser la garde sur les lignes touristiques. Le bus 64 et la ligne A aux heures d’affluence sont connus pour les vols à la tire. Sac devant soi, téléphone dans une poche fermée.
- Prendre un taxi non officiel à Termini. Les seuls taxis autorisés sont blancs, portent l’inscription « Roma Capitale » et un numéro de licence sur la portière.
Rome transport en commun : le récapitulatif avant de partir
Pour un séjour serein, trois décisions suffisent : choisir entre billets à l’unité et forfait selon le nombre de trajets prévus, installer une application d’itinéraires en temps réel, et vérifier la veille s’il y a une grève annoncée. Avec une carte bancaire sans contact en poche, vous pouvez même vous passer de distributeur. Le reste se règle sur place, en gardant en tête que la plus belle façon de découvrir Rome reste souvent de marcher entre deux stations.
Un ticket de 100 minutes permet-il plusieurs trajets en métro à Rome ?
Non. Le BIT autorise autant de bus et de tramways que vous voulez pendant 100 minutes, mais une seule entrée dans le métro. Si vous ressortez des tourniquets, il faudra un nouveau titre.
Peut-on payer le bus à Rome directement avec sa carte bancaire ?
Oui dans la plupart des cas. Les tourniquets du métro et une grande partie des bus acceptent les cartes sans contact et les smartphones. Utilisez toujours la même carte pour valider, et validez à chaque montée.
Les enfants voyagent-ils gratuitement dans les transports romains ?
Les enfants de moins de 10 ans accompagnés d’un adulte muni d’un titre valable voyagent gratuitement sur le réseau ATAC. Au-delà, il faut un billet au tarif normal.
Le métro de Rome fonctionne-t-il la nuit ?
Non. Le métro circule environ de 5 h 30 à 23 h 30, avec un service prolongé jusque vers 1 h 30 le vendredi et le samedi. La nuit, des bus dont le numéro commence par la lettre N prennent le relais.
Quel pass transport choisir pour un week-end de trois jours à Rome ?
Si vous logez près du centre et marchez beaucoup, quelques BIT suffisent souvent. Si vous enchaînez Vatican, Colisée, Trastevere et quartiers excentrés, le billet 72 heures à 22 € devient rentable au-delà de 14 trajets sur les trois jours, soit environ cinq par jour.
